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L'HISTOIRE. Colonie romaine créée
en 183 av. J.-C. le long de la Via Emilia, Parme devient un
ville importante au Moyen Age grâce à ses tissages
de laine et à son université. Sous l'impulsion
des évêques, la ville construit une cathédrale,
le duomo, et un baptistère. De 1346 à 1512, sous la
domination de Milan, elle intègre les États de
l'Église. En 1545, le pape Paul III (Alexandre Farnèse)
transmet la ville à Pierre Louis Farnèse, un de
ses enfants naturels. Les Farnèse et leurs héritiers,
les princes espagnols de Bourbon-Parme, conservent alors le
duché de Parme jusqu’en 1801 quand arrive Bonaparte.
Pendant ces trois siècles, la ville atteint son âge
d'or avec un grand rayonnement artistique. La cité de
20 000 habitants se dote des églises Madonna
della Steccataet San
Giovianni Evangelista,
d'une citadelle, du palais
de la Pilotta et du palais
ducal.
Sous la courte période napoléonienne, Parme est
réunie à la France dans le département
du Taro. Dès 1816, la ville retrouve un second souffle
artistique sous Marie-Louise d’Autriche (1816-1847). L'ancienne
épouse de Napoléon est en effet nommée
duchesse de Parme. Des avenues sont perçées, des
jardins créés et le Théâtre
royal inauguré en 1821.
En 1860, le duché est rattaché à l’Italie.
Reléguée au rang de ville provinciale, Parme réussit
néanmoins à affirmer une identité forte
autour de l’industrie agroalimentaire, à l'image
de ses deux fleurons internationaux Barilla et Parmalat. Parme
est d'ailleurs bien placée pour accueillir la future
Agence de sécurité alimentaire européenne.