GALLERIA
NAZIONALE.
La Galerie nationale de Parme déploie une mise en scène
muséographique moderne. Elle permet de suivre l’évolution
de la peinture émilienne, du Corrège et du Parmesan
entre autres. Elle récèle aussi de magnifiques
peintures des meilleurs maîtres : Fra Angelico,
Vinci, le Greco, Holbein le Jeune, Van Dyck, Canaletto et
Tiepolo.
Et pourtant, elle a été victime de maintes spoliations.
La collection initiale constituée par le pape Paul
III est d'abord enrichie par les Farnèse. Ces princes
de la Renaissance forment une petite écurie d'artistes,
dont le principal est Titien, qui laissera de lui un portrait
saisissant. La pinacothèque est alors l'une des plus
célèbres collections d'art de l'époque.
A l'extinction de la lignée des Farnèse en 1731,
Charles de Bourbon s'installe sur le trône de Parme.
Nommé peu de temps après roi des Deux Siciles,
il emporte avec lui à Naples l'essentiel de la collection,
à l'origine du musée de Capodimonte de Naples.
Un demi-siècle plus tard, Napoléon vide à
son tour les dépôts. De façon ironique,
c'est Marie-Louise, épouse de l'empereur qui, une fois
nommée à la tête du duché, donne
l'impulsion décisive à la reconstitution des
collections, en favorisant les acquisitions.
De Parmesan, il ne reste malheureusement
que deux œuvres, un bel Autoportrait
et la fameuse Esclave turque.
De Corrège, le musée conserve des fresques et
trois toiles : la Madone della
Scodella,
une Déposition de Croix
et la Madone de saint Jérôme.
La Galerie nationale expose aussi des peintres moins connus,
également émiliens, comme Jacopo Bertoja, Bartolomeo
Schedoni ou Michelangelo Anselmi. Les peintures de Jean-Marc
Nattier, Hubert Robert et Elisabeth Vigée-Lebrun témoignent
de la présence française à Parme au XVIIIe siècle.
Renseignements Situation : second étage de la
Pilotta.
Visite : ouvert tous les jours de 9 h à 13 h 45.
Entrée payante. Accès
à la galerie par le théâtre Farnèse.