MADRID. La richesse de Madrid se
compte en toiles. Celles de Goya, El Greco, Picasso, accrochées dans le triangle d'art
que forment les musées du
Prado, Thyssen-Bornemisza et Reine
Sophie,
autour du verdoyant Paseo del Prado.
Madrid, devenue capitale en 1561 par la volonté de Philippe II, n'a rien conservé
de ses fondations maures du IXe s. Hormis quelques maisonnettes de briques rouges
encore vaillantes au sud de la Puerta del Sol, l'histoire a même laissé peu d'empreintes
sur la ville jusqu'au XIXe s. Les vieux quartiers se limitent aux environs de la Plaza Mayor, harmonieuse avec ses arcades et ses façades rouges, accueillante avec ses
terrasses de café. Elle enfermait autrefois un marché et abrite sous ses arches, le
dimanche, des philatélistes de tous âges.
Le parc du Retiro, tout proche, offre une halte fraîche autour de son étang et
de ses jets d'eau. On s'y balade en calèche ou en canot.
Les Madrilènes se vantent d'être des "gatos", des chats, parce qu'ils vivent
la nuit plus encore que le jour. C'est encore plus vrai l'été, quand, après avoir été
écrasée par le brûlant soleil castillan, la ville émerge de la moiteur le soir venu.
Dans les bodegas autour de la place Santa Ana, les Madrilènes picorent
des tapas (gambas, moules, calamars, courgettes frites) et refont le monde autour d'une
bière ou d'un verre de Valdepeñas.