SÉVILLE.
De blanc et d'or, de bleu et d'orange, la ville, allongée
au bord du Guadalquivir, n'a jamais été plus belle.
Sa particularité ? C'est justement qu'au cours des
temps, Romains, Arabes, mudéjares, Espagnols et Andalous
l'ont dotée de joyaux et d'architectures proprement féeriques,
d'un lacis de rues et de venelles où comptent chaque
éclat de lumière, chaque pierre couleur de miel,
chaque balcon garni de boules de cuivre... Un parfum de fleurs
flotte dans l'air, une végétation luxuriante s'inscrit
pour souligner les courbes, les arches, les lignes subtiles
des monuments. Patios, fontaines, murmures, mosaïques,
azulejos, arabesques...
De la cathédrale
à l'impressionnante Giralda,
de la manufacture
de tabac
au jardin
de l'Alcazar
dans le vieux quartier de Santa Cruz,
de la tour de l'Or,
au bord du fleuve, à la Casa
de Pilatos
combinant les styles mudéjar, gothique et Renaissance,
des cent clochers de la ville à ses Vierges de toutes
les chapelles, soigneusement habillées, du baroque étincelant
au silence recueilli des cloîtres, tout le style andalou
scintille.
Le parc
de María Luisa
et la Plaza de España
sont les grands jardins aménagés en 1929 pour
l'exposition hispano-américaine. Le musée
des Beaux-Arts,
installé dans l'ancien couvent de la Merced Calzada,
est considéré comme la deuxième pinacothèque
d'Espagne. A 9 km, une escapade s'impose au cœur de
ce qui fut la Bétique romaine (Bétis était
l'ancien nom du Guadalquivir) pour découvrir les
vestiges d'Itálica,
ville fondée par Scipion l'Africain et patrie des empereurs
Trajan et Hadrien.