SEEFELD.
Posé à 1 200 mètres d'altitude sur
un plateau ensoleillé à l'abri des montagnes,
le village de Seefeld déborde de convivialité.
C'est son charme premier, sa vertu et sa noblesse. Ici, rien
ne contrarie la déambulation. Les voitures sont frappées
d'interdiction au cur de la station. Les Tyroliens aiment
la nature. Depuis toujours. Les Habsbourg passaient plus de
temps à s'oxygéner les poumons qu'à valser
sous les lambris. Aujourd'hui, les hôtels, auberges, pensions,
refuges alpins et campings doivent satisfaire à des normes
écologiques strictes.
En hiver, Seefeld fait rêver tous les mordus de la glisse.
Arrivés au sommet du Härmelekopf(2 050 m)
qui coiffe Seefeld, vous restez bouche bée en découvrant
le prodigieux belvédère.
L'imposante assemblée de glaciers vous entoure. Ecoutez
la mélopée de la félicité : la montagne
savoure son tête-à-tête avec le ciel. Là-haut,
le bleu de Prusse, le bleu de roi, le bleu d'azur n'est pas
une couleur. La neige est un scintillement, une brillance qui
vivifie les ramures des mélèzes et taquine les
névés. Ses nuages de poudreuse rendent vos glissades
inaudibles.
Avec 250 km de pistes, Seefeld est le paradis
du ski de fond au Tyrol. En été,
les randonneurs font le tour du Wildsee,
un petit lac, jouent au golf à Wildmoos
et se rendent à l'église
St-Oswald où l'on vénérait
autrefois une hostie miraculeuse. Mais Seefeld est avant tout
un paysage de perfection que l'on découvre dans toute
sa magnificence depuis Mösern (3 km au sud-ouest). D'ici,
Albrecht Dürer le peignit en arrière-plan de son
autoportrait (1498, musée
du Prado
à Madrid).